Carnet de bord 6 : Accident

 

Bonjour , voici le sixième épisode de mon carnet de bord . En espérant , que cette série , vous plaît toujours . Je sais , que les derniers épisodes sont un peu plus violents . Mais sachez , que je n’invente en rien une histoire . Même si je raconte de manière , romancé les faits . Ce récit raconte , mon parcours avec la dépression en espérant , que vous pourrez vous reconnaître dans mes écrits . Et que vous ne fuirez pas , en ce demandant mais qui est cette folle ? :) .
Merci , encore pour suivre cette histoire . Sachez quel compte beaucoup pour moi . Elle raconte mon parcours avec la dépression . Et me permet , de tirer un trait , avec cette histoire . Et de lui rendre , un dernier petit hommage .
Sur ce  , je vous souhaite une bonne lecture :)  .

C’était la folie , qui se faisait souveraine dans mon esprit . Elle devenait , mon alliée la plus intime . J’avais atteint une limite , inconcevable , dans l’opinion que se faisait l’humanité , de la moralité . J’avais trouvé , mon paradis dans la souffrance , et la douleur .
Plus rien , de ce qui m’entourait n’avait de sens , mais  une chose était au moins réelle . Dans les sensations , qu’elle pouvait me procurer .
C’était une impression étrange , comme si j’avais enfin trouvé un but à atteindre . C’était une exaltation intense , mais une angoisse effroyable . Car je savais , que ce que je faisais été malsain . Chaque coupure , me rapprochait de la mort  . Et pourtant , à chaque fois  que je reproduisais cet acte , j’avais une preuve importante qu’au fond de moi , se trouvait un être vivant . Qui n’était finalement  , pas invincible .
Et malgré , que mes jours se passaient aux côtés des monstres . Je pris conscience , que finalement j’étais tout comme eux .
Du moins , je me cachais parmi eux .
Tel un humain , je ressentais peu à peu les sensations de ma fragilité . Mais tel un monstre , je me faisais criminel , pour écorcher un corps , fait par Dame Nature .
Je m’étais transformé  en hybride , une évolution tordue , entre l’humain  et l’animal .

Et pourtant , dans ma salle de bain ,je n’étais pas comme ces monstres , et ces crocodiles . J’étais un être sensible , doté  de sentiments . Et c’était effrayant . Quand , dans le silence de la nuit , je me mettais à pleurer . Et implorer ,  je ne sais quel Dieu de me sauver , de cette déchéance .
Étais-je devenu  pécheur , en me torturant ainsi ?
Mon moi intérieur se divisait , et se fissurait . Deux personnes se trouvaient à l’intérieur de moi . Celui qui me poussait , à vivre . Voulant m’arracher , mes armes de torture des mains . Et m’amener , dans le droit chemin . Et l’autre , un être que j’avais créé de toutes pièces lors de ma perdition  . Un être odieux , se rapprochant du côté obscur . Qui voulait , toujours que j’aille plus loin dans ma maltraitance .
Car pour lui , j’étais coupable , de trahison envers le ciel . Qui me donnait fortune , avec une vie des plus précieuses qui soit . Et pour avoir noué une alliance avec le Diable . Pour finalement , avoir cédé  à la tentation  .
Et malheureusement , c’était lui que j’écoutais . Lui qui devait ,  avoir raison . Car l’autre monde , le lumineux .  Ne me donnait aucunement preuve , que ces paroles étaient fausses .
Les crocodiles , me prouvaient tous les jours que j’étais , cet objet du mal . Me prouvait ,  qu’en ma nature , se trouvait un humain infâme .
Finalement , je rejoignais le banquet des monstres . Où , se préparait un festin . Où se dressait pour l’occasion , une immense table . Où des plats de légumes et de pommes , et de nourriture en tous genres . Ainsi , que de pâtisseries  raffinées ,  qui se trouvaient dangereusement assaisonnées de vers , et d’insectes en tous genres . Ils riaient goulûment . Dévorants , les mets  à leurs dispositions . Ils étaient  ,  effroyable .  N’importe qui ne s’entêterait , à rester avec eux .
Mais j’étais pris au piège , telle une mouche dans les filets d’une araignée  redoutable .
Moi pécheur , n’étais-je pas finalement à ma place ?
Moi coupable , et criminel  n’étais-je pas finalement  là , où ma place m’étais prédestinée ?

Mon entourage proche , regardait avec effrois . Ce nouveau moi , qu’ils ne pouvaient plus atteindre . Et ne savait pas quoi faire , pour me faire revenir à la raison  . Je voyais , en eux  , dans leur regard , beaucoup de culpabilité , pour ne pas arriver à me sauver , de cette descente en enfer . Et je me sentais , tellement  coupable , d’être l’objet de leur souffrance .
Mais , j’étais incapable de leur tendre les bras . Ou , de les toucher , n’allait-t ‘il pas découvrir se qui ce cachait en moi ? L’odieuse personne que j’étais ? Je me sentais sale , par les cicatrices qui jonchaient à présent mes bras . Je me cachais , au travers de mes vêtements ridiculement larges .
Et beaucoup trop , imposant .

Je n’étais même plus sur ,  de qui j’étais . La nuit je me réveillais en sueur , tourmenté par des rêves étranges . Mais tellement réels  !
Je me voyais , dans un endroit où il faisait chaud , je me voyais  arpentant un couloir rouge . Tout n’étais , que rougeoyant , et noirâtre . Des personnes étaient en cage , tels des prisonniers . Et j’entendais , des personnes hurler , des bruits de chaîne  . Il n’y avait pas ,  l’emprunte de la mort . Mais celle de la souffrance , et de la douleur . J’avais atterrit en enfer .
Prenant  contacte avec la réalité , l’effroi états saisissant , je  ne voulais pas de cette destinée . Elle m’était impossible à envisager . Il fallait que cela change ! Je ne voulais , finalement pas de la douleur . Il m’était pour moi , inconcevable de vivre dans cette atmosphère . J’aimais l’amour , autant que la solitude . Et la vie , autant que la mort . Je ne pouvais continuer ainsi !

Je savais , que mon existence avec les crocodiles était compté , j’allais bientôt rentrer au lycée . Peut-être que le glas de ma délivrance  allait sonner ?
L’enthousiasme , de cette bonne nouvelle . Me fit , devenir pieu prieur . Je commençais , à réorganiser mes plans , bien sûr les monstres n’étaient pas contents . Et le mauvais moi , riait  ironiquement à la situation . Ce demandant , ce que je comptais faire . Mais s’amusant , de la situation il n’entreprenait rien pour m’aider .
Je décidais ,  de faire un peu de rangement dans ma chambre , cette grotte obscure qui m’avait  servi de refuge pendant ces longues années . Je revoyais la lumière j’étais ému . Je jetais mes lames , ne voulant plus m’en servir , et m’organisais pour ma rentrée prochaine .
Les crocodiles n’étant plus à ma poursuite , j’étais enfin sortis de ce marais boueux , où je m’étais embourbé  . Je courrais enfin , vers la sortie .
Le soulagement , se lisait dans les regards que je croisais , pensant tous que j’étais revenu , de ma longue absence .
Je me mis , à prendre soin de ce cadeau . De ce nouveau départ . Je priais Dieu de me laisser une chance . Je pensais , que quelque chose me l’avait accordé .

Mais , ne dit-on pas qu’il faut se méfier de la bête qui dort ?  Et n’avais-je pas appris à me méfier de ce calme avant la tempête ? Je me confessais , mais n’avais-je pas commis une imprudence ,  en me lançant , sur le chemin de la rédemption à l’aveugle ?
Ma naïveté , fut première erreur causant l’accident . Et les monstres , me  tendaient fièrement  le piège . Dans lequel je m’élançais à bras ouverts . Pour ceux , ne croyant en rien , aux magies du hasard . Peut-être que cet incident , semblerait anodin   . Mais pour ceux croyant fortement en la magie de la spiritualité . Cet accident , pourrait prouver  que le ciel ne voulait pas m’accorder cette seconde tentative .
J’ouvris mon placard , pour faire le tri , et retrouvais la boîte de Pandore soigneusement , caché par mes soins . Je me rappelais du pourquoi , de son existence , et de son utilité . J’avais concentré en elle toutes mes émotions négatives . Mes pensées obscures . Au moment , où mes tourments étaient les plus intenses . Par stupidité , et par l’imprudence que me procuraient les fougues de ma jeunesse .
Je me crus invincible , et la rouvris .  Des petits bouts de papier dont les mots qu’ils contenaient étaient cachés . Et , tombèrent au sol .
Je pris un dans la paume de ma main et lisais :  » Soit maudit , celui qui ouvrira cette boîte de Pandore …….. »

Le monde s’écoula de nouveau  sous mes pieds .

Telle Alice , je tombais dans le terrier du lapin blanc  . Et de manière rapide , autour de moi , mon monde s’écroulait . Ma vie défilait , au même instant sous mes yeux . Ma chute fut des plus douloureuses . Et cette fois-ci les monstres n’étaient plus là pour m’accueillir . J’étais seul . Avec deux personnages que j’avais créé de toutes pièces , le mal , et le bien . Le ça , et le surmoi . Et les pensées  dans ma tête , celle qui avait pourtant disparût  était de retour .

Qu’avais-je fait ?

bones h

 

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