Carnet de bord 7 : conséquence .

Il était dit que le hasard faisait bien les choses .  Et parfois les coïncidences , bien qu’elles paraissaient ne pas en être unes . Ne pouvait être le fruit d’un signe du destin .
Selon , un esprit rationnel , est logique . Pourtant, cette idée ne m’apportait aucune satisfaction .
Tombé dans le terrier du lapin blanc n’avait été que le prémisse , des résultats de mes erreurs .
Et cette fois-ci , j’étais seul face à un mur . Les monstres me prenaient pour un traitre . Et ceux du bon côté , pour un espion au service du mal .
Il était trop tard , pour revenir un arrière .
J’avais perdu mon royaume , je n’étais plus qu’un saltimbanque . Tel Œdipe trouvant la clé de son horrible vérité . J’avais trouvé la mienne , celle de croire  à une deuxième chance . Et ma naïveté , m’avait jeté dans les bras du loup .

Et pourtant , les surprises macabres n’étaient pas finies . En un mois à peine , avant les fêtes de noël . Un drame se produisait . C’était assez ironique , quand nous y pensions . Je perdais  en un instant , deux personnes qui avait fait partie de ma vie .
Le premier fût ma grand-mère , une personne qui malgré notre adversité  avait vu  quelque chose de bon en moi . Et ce , en dépit de l’obscurité qui me rongeait .
Et enfin mon animal de compagnie , l’amour de ma vie . Celle pour qui je combattais . J’étais anéantie .
Je suppliais tandis que je tentais de faire le deuil . Que le ciel , puisse me laisser respirer .
Tel un soldat à terre  , je hissais mon drapeau blanc taché de sang . Suppliait , pour que cette tyrannie cesse .

Dans le tourment , j’étais rongé par l’image de mon animal mort . Que j’avais trouvé , dans sa cage un matin . Elle était silencieusement calme , comme apaisé par son repos . Comment avais-je pu ne pas me rendre compte de son départ ? Je n’avais pas pu lui dire au revoir , l’accompagner dans son trépas éternel . Je repensais , à cette maudite boîte , c’était ma faute . C’était moi qui l’avais tué .
J’étais un criminel . Un meurtrier .
En quelques instant , j’avais basculé de l’autre côté , où les monstres riaient de mon infortune . Je rejetais le ciel , autant que je pensais qu’il me détestais , et m’enfermait dans un lourd et pénible silence . Tandis , que les enterrements s’enchaînaient .

Devais-je parler de ces enterrements ? Des deuils difficile , pour accepter la mort . Nous étions bien tous au courant , de cette étape , qui consistait à accepter la vérité . Le fait d’être conscient , que la personne chérit , ne serait plus là pour sourire . Ni ensoleiller , nos journées . Plus personne , à qui se confier . Ni même , à qui parler . Nous enterrons notre plus grand amour , au fond d’un cercueil en bois scellé  . Et laissons , seul rongé par les bêtes son corps .
Et laissons pour seul compagnie , une rose fraîche  , signe de départ .
Un aller simple , vers la continuité de l’existence . Puisqu’il faut continuer ) vivre . Le temps n’attend pas . Il est bien cruel , pourrions-nous dire . Er ne nous laisse en aucun cas , divaguer . Sinon , c’est nous qui nous perdons; Lui ne se perd jamais , il est toujours à l’heure pour prendre ce qui nous est cher . Il n’est pas un huissier très courtois . Il ne prévient pas .
Alors traversant  les étapes du deuil du déni , à la colère , puis à la tristesse et l’acceptation . J’étais devenu un fantôme errant dans la vie . Je ne voyais plus personne , ma vie était colorée de noir et de blanc . Nombreux étaient ceux , venant frapper à ma porte . Mais je m’étais emmuré vivant , dans le  vide de mon esprit . Je n’étais plus rien . Les pensées dans ma tête étaient nombreuses . J’étais devenu fou . Mon chemin , n’était plus que danger perpétuelle , et aventure horrifique .
J’étais fatiguée lasse de me battre . Et , enragé un peu aussi . Je m’asseyais , sur les marches principales de mon château .
Et repris entre mes mains , ce bocal rempli du sable de ma première vie . Ma première construction .
Et compris , que cette deuxième fois était celle de trop . Je prenais , un morceau de ma bâtisse en ruine , le mit dans ce bocal à souvenir .
Puis prenait mon sac à dos , pour repartir sur les chemins .
Je me retournais une dernière fois , disposant  le matériel nécessaire , pour brûler ce bâtiment qui n’était plus rien , juste une carcasse de mon passé .
Je contemplais l’incendie , quelques minutes , jusqu’à que de mon royaume il ne reste plus rien.
Puis reprenait la route sans retour .

Mais j’étais épuisé , j’avais entrainé ma faillite . Je ne savais où aller .
Le lycée était une autre vraie torture .
Il y avait toujours des crocodiles , je le sentais mais cette fois-ci ils étaient masqués . Je ne pouvais me fier à personne .
Je repensais à ma première tentative de suicide , quand j’étais encore jeune . Finalement la suite n’avait pas du tout été fructueuse .
Pourquoi encore continuer à espérer ?
J’avais alors 16 ans , et au lieu de vouloir sortir avec des amis , faire des fêtes .
Je restais dans le silence de l’obscurité de ma chambre , en pensant à divers moyens de me suicider .
Je fantasmais dirais-je sur toutes les possibilités .
Je voulais tester les limites de mon existance , trouver un moyen caché qui me montrerait que je suis vivant .
J’avais finalement trouvé un but .
Ce fut le début d’un voyage , qui fut bien pire que les précédents . Cette fois-ci les objectifs étaient malsains .
J’étais parti comme pour les autres fois à la poursuite , d’un chemin jonché de ronce .
Ma démarche était fiévreuse , et j’avais oublié l’essentiel . Celle de ne plus reproduire les mêmes erreurs que dans le passé . Pourtant je fonçais avec engouement dans les mêmes pièges que ceux d’hier . 

craz 

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